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Le représentant du reggae made in Africa fait un retour fracassant avec « Racines », son dernier album sorti le 25 septembre. Un recueil de reprises finement sélectionnées et extrêmement bien travaillées ! Une superbe fusion du son jamaïcain et africain à découvrir sur ce dixième album impeccable de Tiken Jah Fakoly.
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Retour aux Racines
L’icône africaine Tiken Jah Fakoly fait un retour fracassant avec ce « Racines », véritable compilation de ce qui a pu se faire de mieux en matière de musiques jamaïcaines et plus spécialement du reggae « roots ». Dans le livret de ce nouveau disque, Tiken Jah écrit en première page « Depuis le début de ma carrière, j’ai toujours refusé de chanter des reprises », fiou ! Heureusement, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! Il aurait été dur d’imaginer en 2015 sur un disque, la présence de « la voix » Ken Boothe, la légende Max Romeo ou le couple le plus célèbre de la musique Jamaïcaine : Sly Dunbar et Robbie Shakespear le duo basse- batterie que Gainsbourg choisira en 1979 pour son « Aux Armes etc ». Petite mention également pour la petite note des morceaux, un court texte explicatif qui accompagne photos et autres crédits sur un chic livret très complet. Un point qui a son importance quand on pense aux ventes de disques qui…

« Transcendés de saillies de guitares électriques mandinges ou du sahel (…) »
Pour bien percevoir la puissance des 11 morceaux de « Racines », il faut bien comprendre le protocole créatif que Tiken Jah a choisi d’entreprendre. Produis en deux temps, les morceaux ont d’abord été enregistrés à Kingston avec les zicos de Peter Tosh et de Black Uhuru (Sly & Robbie, Chung et Lyn) ! Puis, une fois la base musicale enregistrée (on l’appelle le « riddim ») c’est une foule d’instruments et de musiciens Africains qui se sont ajoutés dans le studio Lumumba à Bamako (Mali). On peu lire sur le communiqué de la maison de disque cette phrase qui résume parfaitement le propos : « Les classiques de Marley, Junior Murvin et Burning Spear furent transcendés de saillies de guitares électriques mandingues ou du Sahel, de Ngoni, de Balafon etc.. » Oui ! On y retrouve de sublimes passages de Kora ou de Balafon, j’y ai même ressenti une vague d’émotion, toute particulière à l’écoute de cet instrument : le Sokou sur « Slavery Days » de Burning Spear et sur le « Hills & Valleys » de Buju Banton. Une expérience à vivre et à écouter avec attention.

Verdict
Le disque est une merveille en terme de production musicale, de choix des titres et d’invités. Ce disque pourrait devenir un outils idéal pour parler de musique « Jamaïcafricaine » ! Sans aucun doutes un exemple à suivre ! Je rajouterai pour finir que la voix de Tiken Jah Fakoly se rapproche très souvent de celle des originales (flagrant sur « African« , le titre de Peter Tosh).

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Tiken Jah Fakoly en live : le 5 nov. au Bataclan (Paris)

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disque tikenTIKEN JAH FAKOLY
Racines
(Barclay – Universal)

Sorti le 25 septembre 2015.

Toutes les infos : ici.
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