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Chairlift : L’ascenseur émotionnel

Chairlift the BandLe 20 octobre dernier, Chairlift, le groupe New-Yorkais a enchanté une dernière fois la scène française. Le groupe, en tournée avec Phoenix, a eu l’occasion d’arpenter en long, en large et en travers notre chère France. L’occasion d’obtenir à chaud les sentiments de la charmante Caroline Polachek. La leader du groupe, émue, a joué à Nantes son dernier concert français en attendant la sortie d’un deuxième album…

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Ce soir, à Nantes c’était le dernier concert de Chairlift. Dernière date française de la tournée de l’album « does you inspire you ». Caroline, tu as trouvé comment le public francophone ?
En fait, ce n’était pas vraiment notre public mais plutôt celui de phoenix. Les gens étaient géniaux, mais généralement plus jeunes qu’à New-York. Ils sont tous très énergétiques, très intéressés, ils dansent beaucoup et… ouais ! D’habitude ils sont géniaux… Mais ce soir, c’était lent, plus froid que d’habitude. C’est toujours la même chose, on ne sait jamais ce qui nous attend. On a eu de très bon publics sur cette tournée, notamment à Lille, à Caen, et à Toulouse hier soir !

Justement, t’aurais des anecdotes, des péripéties à me raconter sur votre tournée Française ? Quelque chose en particulier t’a marqué ?
Oui, en particulier…la nourriture ! La nourriture est la meilleure du monde, ce qu’on mange en tournée est merveilleux. Sinon j’adore les paysages français entre les grandes villes, il y a beaucoup de châteaux… Plus sérieusement, on a eu des problèmes à Montpellier, notre manager s’était fait agressé par le propriétaire de l’hôtel. On a tous fini au commissariat alors que nous étions les victimes. Au final, on s’est tous couchés à 8h du matin et on s’est tous levés trois heures plus tard pour jouer sur scène. Les gars avaient des bleus partout, plein de tâches…Mais bon ça nous fait une sacrée histoire à raconter après coup, bien qu’à ce moment là, c’était quand même assez stressant.

Le meilleur souvenir que tu retiendras de cette tournée ?
Ben c’est Phoenix ! L’occasion de voir Phoenix tous les soirs, c’est génial. Parce que quand tu va voir un concert une fois, c’est déjà excellent, mais quand tu vois un concert vingt fois, tu peux voir toutes les subtilités, toutes les différences, tu vois quand le public répond bien, quand il y a un coup de mou, tu peux aussi voir les erreurs. On peut aussi voir à quel point ils sont charismatiques, leur jeu de scène… C’est un peu comme voir un documentaire d’un groupe que tu adores, et ce pendant deux semaines.

A propos, comment s’est créé le lien entre vous et Phoenix ?
On était tous de grand fan de Phoenix depuis deux ou trois ans. Et depuis toujours pour Patrick notre batteur qui les a toujours suivis de très près. Par la suite, nos managers respectifs se sont rencontrés et nous avons appris que Phoenix aimaient notre morceau « Planet Earth »  alors ils ont discuté et finalement nous sommes devenus la première partie de Phoenix. Le lien était fait !


Caroline, tu es quasiment bilingue, tu parles pour ainsi dire très bien le Français. Il t’arrive même de composer en Français. D’où te vient cet attachement à la langue de Molière ?
Après le lycée je suis partie en Belgique pour étudier l’art, le dessin pour être exact. J’y suis resté dix mois et j’avais un sacré accent ! A mon retour, j’ai décidé d’étudier le Français à New-York pendant un an, c’était un cours de littérature, alors j’ai beaucoup lu. Mais je n’ai jamais vraiment appris le « bon » français, ma grammaire est très mauvaise. Mais de par la lecture j’ai acquis un bon vocabulaire, j’arrive à presque tout comprendre, mais je ne dirais pas que je suis complètement bilingue… plutôt à moitié peut-être.

Et sur un projet futur, tu renouvèlerais l’expérience, tu composerais davantage en français ?
Oui, sur le nouvel album, j’ai un projet de chanson en rap, mais en Portugais maintenant…C’est la prochaine langue que je désir apprendre avec l’Espagnole. Le seul titre qu’on à créé en français s’appel « flying saucer hat ». Si on a choisi de l’écrire en en français c’est que le sujet de la chanson n’est autre qu’une sorte de chapeau que vous portez chez vous, les bérets. Un jour que je suis sortie de chez moi, mon voisin s’est moqué de moi en disant en se moquant « flying saucer hat ». J’avais trouvé le refrain de la chanson, j’ai alors complété en écrivant les couplets dans la langue de Molière.

J’ai lu dans une de vos interviews que vous étiez des fans absolus de fromage. Pas trop triste de quitter le pays du fromage ?
Oui trop tristes ! On part en Angleterre. Je dois avouer qu’il n’y pas grand-chose que j’aime manger là-bas…Quoique, il y a les restaurants indiens, les meilleurs d’Europe.

On va quitter un peu l’esprit gastronomique si tu veux bien… Cet été j’ai croisé quelques groupes New-Yorkais, notamment Grizzly Bear et St Vincent qui font parti  de la même scène rock. Est-ce que vous vous sentez liés à cette scène, à ce mouvement ?
En réalité, nous somme une génération un peu plus jeune que celle des Grizzly Bear. Ils sont plus de la génération des TV on the Radio, tu vois cette génération là. Nous les connaissons très bien mais nous sommes quand même plus jeunes. En fait, Chris Taylor, le bassiste des Grizzly Bear a enregistré un de nos morceaux.  On se croise souvent dans la rue, cet été nous nous sommes vus à Oslo, en Norvège.


Votre tournée Européenne s’achève dans deux semaines. C’est quoi la suite du programme pour Chairlift ?
Après la tournée, nous prenons un mois de vacances. Après nous partons en Australie passer le nouvel an. Une manière assez cool de conclure cette tournée. Nous y ferons quelques festivals puis nous rentrerons. De retour à Brooklyn, nous retournerons dans un studio à Brooklyn pour enregistrer le nouvel album. On à déjà quinze morceaux déjà, mais nous en écrirons quinze en plus, après nous choisirons parmi les trente chansons. Mais en ce moment on est tous assez excités parce que avant nos vacances nous irons jouer une semaine au Brésil, ce sera assez exotiques comme lieu de concerts.

Pour conclure, en deux mots comment as-tu vécu le concert de ce soir ?
Et bien en fait, je n’ai réalisé qu’au milieu du concert que c’était le dernier en France. Alors je suis devenue presque mélancolique. On va ramener tout le fromage possible dans les camions avec nous !

Propos recueillis par Thomas « Jankev » GUEZOU pour Autopsie et Les oreilles de Jankev.

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